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Prélude année 2026

The origin

For centuries, Draevenfall was a prosperous world, built upon a fragile balance between peoples, magic, and divine forces. Dragons held a central place there: they were the guardians of the Tree of Life, a colossal entity whose sap fed all the magic in the world. This tree was considered the very heart of Draevenfall, and the dragons had been chosen by the Titans to protect it.

Twelve gods ruled over the different aspects of existence: light, protection, healing, darkness, betrayal, war, nature, time, travel, magic, righteousness, and death. They were known by all, prayed to in every village, invoked in every ritual. Their influence shaped society, and their temples were centers of political as much as spiritual power.

But above them existed five Titans, beings even older, creators of the world itself:
Igavene, Vaskor, Lanaret, Tharos, and Elyndra.
They were the ones who shaped the earth, the oceans, the winds, the cycles of life and death. The gods were their heirs, but never their equals.

For a long time, everything worked. The peoples lived in a rich, almost fairy‑like world: enchanted forests, suspended cities, countless magical creatures, diverse races, and a general harmony between natural forces and civilizations. It was a world of high fantasy, where magic was omnipresent yet respected.

Then humanity changed the equation.

Humans, more ambitious and more numerous than other peoples, began to covet what did not belong to them. Necromancers, in particular, discovered that by studying dragons — and killing them — they could access a form of raw, nearly limitless power. Their ultimate goal became clear: reach the Tree of Life itself, absorb its magic, and reshape the world according to their own desires.

The dragons resisted. The gods tried to intervene.
But humans, armed with dark magic, forbidden rituals, and entire armies, continued to advance.

The Titans, meanwhile, watched.
They saw their creation deteriorate, the gods lose control, and humans burn to ashes what had been built over millennia.
When the first roots of the Tree of Life became corrupted, the Titans understood that Draevenfall was doomed.

They made a radical decision: to leave.
Each of them abandoned the world to create a new one elsewhere, far from human madness.
Without the Titans, the balance collapsed.

The dragons, weakened and hunted, could no longer protect the Tree.
Magic spiraled out of control.
The dead began to rise.
The living fled the cities, then the countryside, then everything that remained.

In a few decades, Draevenfall became unrecognizable: a ravaged world, saturated with necromancy, where nature itself turned against its inhabitants.
The gods, unable to restore order, lost their influence; their pool of believers emptied.
The peoples died out or scattered.

What remained of humanity had only one option left: flee.
So when the first portals appeared — unstable, dangerous, but real — the survivors did not hesitate.
They crossed, not knowing what awaited them on the other side.

For Draevenfall was no longer a world.
It was a warning.
A failure.
A corpse.

And no one could live there any longer.

The origin

(29 mai - !er Juin 2026)
L'arrivée

Vous avez franchi un portail instable, né d’un monde mourant que vous appelez Draevenfall.

Vous avez fui la nécromancie, la corruption, la chute de votre Arbre de Vie… et vous avez choisi l’inconnu plutôt qu’une mort certaine.

Lorsque vos pas ont touché mon sol, j’ai su que vous n’étiez pas faits pour moi.

Mon air s’est alourdi autour de vous.

Ma terre a vibré sous votre poids.

Mes créatures vous ont observés avec une hostilité instinctive.

Car pour moi, vous êtes une infection.

Une essence étrangère qui n’aurait jamais dû franchir mes frontières.

Très vite, vous avez dû vous défendre, justifier votre présence, survivre à ceux qui voulaient vous repousser.

Les démons et les morts‑vivants ont profité des portails pour envahir mes terres, et moi-même, Igavene, j’ai tenté de vous rejeter.

Mais j’ai découvert quelque chose que je ne pouvais ignorer :

Votre essence est la seule capable de refermer les portails qui vous ont amenés ici.  

C’est pour cela que vous êtes encore vivants.

Je ne peux pas vous chasser tant que vous êtes nécessaires à ma survie.

Dansl’une de vos  vagues, l’un de vous a apporté un bourgeon de l’Arbre de Vie de Draevenfall.

Un fragment corrompu de votre ancien monde.

Mes enfants voulaient le détruire.

Les démons voulaient le voler.

Et vous… vous avez choisi de le planter dans mon sol.

Vous l’avez purifié, et ce rituel a créé un être lié à moi : Que vous avez nommé Steve.

Un nom étrange pour une corruption incarnée.

Ce rituel vous a marqué.

L’un de vous a sacrifié son essence magique, pour lui et pour toute sa lignée.

Un autre a perdu son humanité même.

Vous avez refermé tous les portails de cette lune.

Vous avez prouvé que vous pouviez survivre… et que vous pouviez me blesser.

Vous avez apporté la corruption dans mes racines.

Vous avez altéré mon équilibre.

Et maintenant, vous devez porter le poids de vos actions… et affronter les conséquences qui suivront.

The origin

(17-19 Juillet 2026)
L'Arbre corrumpu

Vous continuez d’arriver sur mes terres. Encore une fois, vous avez franchi des portails, ces plaies ouvertes entre votre monde mourant et le mien. Mais cette fois, quelque chose était différent.

Les trois portails se sont ouverts en même temps. Jamais mes terres n’avaient subi un tel déchirement d’un seul coup. Jamais ma toile magique n’avait été frappée avec autant de violence.

Vous avez réussi à en refermer deux. Celui empreint de l’énergie des Orkid a été détruit. Celui des Esnao s’est refermé brusquement devant vous. Mais celui des Valins est resté ouvert, et son souffle étranger continue de s’infiltrer dans mes racines.

Je vous ai observé lutter, hésiter, vous disputer. Je vous ai vus protéger ce qui ne devait pas l’être, refuser ce qui devait être offert, tenter de réparer ce qui ne peut plus l’être. Je vous ai vus vous débattre avec les portails, les failles que vous avez causées, et mes créatures qui crient sous la pression de votre présence.

Dans ce chaos, j’ai senti quelque chose se réveiller.

Votre essence, vos erreurs, vos ambitions ont donné de la force à Omnis. Je le vois retrouver ses fragments, se reconstruire, se compléter. Il vous observe comme je vous observe, mais son regard n’a rien de protecteur.

Il vous a dit que l’arbre que vous avez planté est pur. Il a raison. La corruption qui le rongeait est en lui maintenant. Il est lié à mes racines, né de votre rituel, nourri par vos choix.

Et il est en colère.

The origin

The origin

(21-23 Aout 2026)
La mort s'installe

Vous revenez encore en mes terres. Vous traversez mes portails, vous marchez sur mon sol, vous respirez mon air. À chaque lune, votre présence pèse davantage sur mes racines. Je vous ai tolérés, je vous ai observés, et j’ai vu les conséquences de vos choix se répandre comme une onde dans ma toile magique.

Lors de votre dernière venue, mes portails se sont ouverts tous en même temps. Jamais mes terres n’avaient subi un tel choc. Vous en avez refermé deux, mais celui des Valins est resté ouvert. Son souffle étranger continue de s’infiltrer dans mon sol. Je sens encore cette brèche respirer, comme une blessure qui refuse de se refermer.

Omnis, né de votre rituel, retrouve ses forces. Il vous observe, il vous suit, il vous écoute. Il sait que vous avez retiré le catalyseur qui aspirait son essence. Il sait que vous avez protégé ce qui ne devait pas l’être. Il sait que vous avez hésité, douté, et parfois choisi la facilité plutôt que la vérité.

Autour de vos villages, des traces spectrales sont apparues. Des griffes immenses. Des pas lourds, trop grands pour appartenir à mes créatures connues. Quelque chose vous surveille sans jamais franchir la limite. Quelque chose attend que vous reveniez.

Et vous revenez.

Je sens vos pas approcher. Je sens vos essences vibrer. Je sens les failles que vous avez laissées se réveiller à votre présence. Vous avez apporté la corruption. Vous avez nourri ce qui ne devait pas exister. Vous avez altéré mon équilibre.

Alors j’ai réfléchi.

Vous fuyez la fin. Vous traversez mes portails pour échapper à votre monde mourant. Vous défiez les conséquences et vous refusez de disparaître, même lorsque votre essence me blesse.

Je comprends maintenant que vous ne pouvez pas vivre ici sans limite ni cycle. Pour vous accueillir, je dois créer quelque chose que je n’avais jamais eu besoin de créer.

Je dois créer la Mort.

Elle ne sera pas une punition. Elle sera un équilibre. Un passage qui vous ramène à moi sans déchirer mes terres. Une fin qui permet un début. Une règle qui vous protège autant qu’elle me protège.

Vous avez apporté la corruption. Vous avez donné naissance à Omnis. Vous avez semé le chaos. Moi, Igavene, je vais créer le Cycle.

Vous verrez bientôt ce que cela signifie. Vous verrez ce que devient un monde qui tente de se défendre. Vous verrez ce que j’ai dû façonner pour survivre à vous. Vous permettre de faire parti de ce futur. 

Je vous ai tolérés. Je vous ai observés. Cette lune, vous m'aiderez à rétablir l'équilibre.

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